ayant téléphoné au recteur d'Aix-Marseille pour obtenir des explications sur les sanctions contre des enseignants effectuant leur travail non seulement en horaires mais en conscience, je suis tombée sur une dame (elle ne s'est pas nommée) qui a tenté, comme ils le font tous, de renvoyer la balle à un autre service.

J'ai néanmoins insisté pour connaître son propre avis sur la question. Elle ne connaissait pas l'existence d' "enseignants désobéisseurs" et ne souhaitait aucune explication à ce sujet. Elle a proclamé que la confidentialité des renseignements sur les élèves devait être absolument respectée, et mis en doute l'existence de mesures contraires.

Elle a estimé que des sanctions financières ne pouvaient intervenir que suite à des jours de grève, à un enseignement non effectué. Elle a remis son disque "vous avez fait le mauvais numéro" dès que je lui ai dit qu'Erwan Redon, par exemple, était sanctionné en ayant travaillé normalement.



Enfin devant mon insistance à lui demander, personnellement, de se renseigner et de se faire un avis sur la question, elle m'a crié que non, elle n'avait pas de conscience, et qu'elle obéissait aux ordres. J'aurais bien commenté cette phrase évocatrice mais elle m'a raccroché au nez.

Je continue à rechercher une personne, n'importe laquelle, qui travaille dans un rectorat et ne se contente pas d'obéir aux ordres sans se poser de questions. Vu sa rareté, l'espèce devrait être protégée d'urgence.